Méthode

Comment nous calculons ce que vous voyez

Les prix et les ruptures viennent du flux officiel du ministère de l'Économie. Voici d'où viennent nos chiffres, comment nous les lisons, ce que nous écartons, comment nous estimons le retour du carburant, et ce que nous ne savons pas.

Sources

Prix et ruptures
Le flux officiel instantané du ministère de l'Économie (donnees.roulez-eco.fr), que le ministère met à jour toutes les 10 minutes. Nous le lisons toutes les 5 minutes avec une requête conditionnelle : un fichier inchangé n'est pas retraité.
Miroir de secours
Le même flux en colonnes sur data.economie.gouv.fr, utilisé automatiquement après 2 échecs de suite de la source principale. Il a souvent une demi-heure de retard : un fichier plus ancien que nos données est ignoré, jamais appliqué.
Historique officiel
Le fichier annuel du ministère (tous les prix et toutes les ruptures de l'année, avec leur date de fin) remplit 90 jours d'historique de prix et les épisodes de rupture depuis le 1er janvier 2026. Chaque matin dès 5 h 30, le fichier de la veille donne l'heure exacte de fin des ruptures.
Enseignes et noms
Absents du flux officiel, ils viennent d'OpenStreetMap, relu tous les 7 jours : d'abord par l'identifiant officiel de la station, sinon la seule station OpenStreetMap à moins de 150 m. Sans correspondance sûre, la station reste « Station » suivie de sa ville : une enseigne n'est jamais devinée.
Communes et départements
L'API Géo (noms officiels, codes INSEE), relue tous les 7 jours. Le département d'une station est celui de sa commune officielle.
Jours fériés
L'API Jours fériés, pour ne pas annoncer ouverte une station qui ne l'est peut-être pas.
Recherche d'adresse
La Base Adresse Nationale, interrogée par votre navigateur via la Géoplateforme de l'IGN.
Fond de carte
OpenFreeMap, tuiles OpenMapTiles construites sur les données OpenStreetMap.

Licences et attributions

Chaque source est citée comme sa licence le demande.

Flux officiel et historique
Ministère de l'Économie, prix-carburants.gouv.fr, Licence Ouverte 2.0 (Etalab). L'heure du relevé est affichée avec chaque chiffre.
Enseignes, fond de carte
© contributeurs OpenStreetMap, Open Database License 1.0. Fond de carte : © OpenMapTiles, OpenFreeMap.
Communes, adresses
API Géo et Géoplateforme de l'IGN (Base Adresse Nationale), Licence Ouverte 2.0.

Le détail figure dans les mentions légales. EssenceRadar est un service indépendant : il n'est ni édité ni validé par l'État.

Règles de lecture du flux

Rupture temporaire
Le carburant manque. C'est le seul statut compté comme une rupture et le seul qui déclenche des alertes de rupture et de retour.
Rupture définitive
Le carburant n'est plus vendu : affiché « non vendu ici », jamais compté, jamais alerté. Une rupture sans type est traitée comme définitive.
Plus de 30 jours
Le flux garde ouvertes des ruptures « temporaires » déclarées il y a des mois, parfois des années (en ce moment, 1 734 sur 5 294, soit 32,8 %). Nous les écartons des compteurs et des alertes, et nous les affichons « rupture ancienne, à vérifier » avec leur date.
De 7 à 30 jours
La rupture reste comptée, avec la mention « rupture ancienne ».
Prix de plus de 72 h
« Prix ancien » : toujours affiché avec sa date, jamais utilisé pour comparer ni pour calculer une économie. Un prix ancien est souvent un prix bas périmé.
7 jours sans mise à jour
Une station qui n'a publié ni prix ni rupture depuis ce délai est marquée « données peu fiables ».
Station absente du flux
Absente du dernier fichier depuis plus de 60 minutes : ses statuts deviennent inconnus. Une source en panne ne crée jamais de rupture.
Retour en cours
Une rupture dont la balise disparaît sans qu'un prix soit encore publié : statut inconnu jusqu'au prix, jamais « disponible » par supposition.

Comment nous comptons

Stations en rupture
Stations ayant au moins un carburant en rupture temporaire depuis moins de 30 jours. Seules les stations présentes dans le dernier fichier officiel comptent.
Tombées ces 24 h
Parmi elles, celles dont une rupture a commencé il y a moins de 24 heures.
À sec
Au moins une rupture comptée, et plus aucun carburant disponible ni de statut inconnu : tous les carburants encore vendus manquent.
Barres pleines et hachurées
Pleines pour les ruptures de moins de 72 heures, hachurées de 72 heures à 30 jours. La hachure ne veut rien dire d'autre.
Indicateur aligné sur le ministère
Station en difficulté : gazole entièrement manquant, ou toutes les essences qu'elle vend (SP95, SP98, E10) manquantes. Définition de la page officielle des disponibilités. Il se compare directement à la page officielle des disponibilités. Comme elle, il garde les ruptures anciennes ; nous donnons aussi sa valeur sans elles.
Officiel seulement
Les compteurs publics, les pages pénurie et la presse ne comptent que la donnée officielle, pour rester vérifiables par tous.

La décomposition du jour (flux brut, ruptures anciennes écartées, ruptures retenues) est sur la page Pénurie d'essence.

Ce que montrent les formes

La forme dit le statut, la couleur le confirme, le texte le nomme : aucun statut n'est porté par la couleur seule. Les mêmes tracés servent sur la carte, dans les listes et sur les fiches. Les prix des plaques ci-dessous sont des exemples.

  • Disponible : rond coché. Sa plaque donne le prix du carburant choisi, à trois décimales comme à la pompe.
  • Rupture temporaire : triangle barré, toujours avec son âge (« Vide 40 min », « Vide 3 j »). De 7 à 30 jours, elle porte en plus « rupture ancienne ».
  • Non vendu ici : petit carré vide. Une rupture définitive est traitée de la même façon.
  • Données peu fiables ou statut inconnu : rond pointillé et « ? ». Station sans mise à jour depuis 7 jours, rupture de plus de 30 jours « à vérifier », ou station absente du dernier fichier.
  • 2,299 €Prix publié depuis moins de 72 h.
  • 2,149 €Prix ancien : plus de 72 h, gris, avec une horloge et sa date. Jamais comparé.
  • 2,199 €Le moins cher de la zone affichée, un seul à la fois.
  • Autoroute2,459 €Station d'autoroute : languette bleue « A ».
  • Signalement terrain confirmé (vide ou livré) : losange jaune cerclé d'encre. Le jaune ne sert qu'au terrain.
  • Signalement récent visible avec le pass : losange gris et cadenas, sans rien dire de son contenu.

Officiel et terrain, côte à côte

Deux sources ne s'écrasent jamais : la donnée officielle et les signalements des automobilistes. Chacune est affichée avec son âge. Le signe de la carte prend l'information la plus récente des deux ; la fiche montre toujours les deux colonnes et dit laquelle est retenue.

Signalement confirmé
2 appareils distincts concordants, ou un signalement fait sur place (à moins de 500 m de la station).
Expiration
Un signalement expire au bout de 3 heures.
Sans pass
Un signalement de moins de 30 minutes n'influence ni le signe, ni la plaque, ni les compteurs : il apparaît seulement comme un losange à cadenas.

Les signalements terrain ne sont pas encore ouverts : aujourd'hui, tout ce que vous voyez vient du flux officiel.

Garde-fous contre les erreurs du flux

Fichier suspect
Fichier vide ou coupé, moins de 90 % des stations du relevé précédent, ou plus de 25 % des couples station et carburant qui changent d'état d'un coup : la donnée est enregistrée, mais aucune alerte ne part et l'exploitant est prévenu.
Prix aberrant
Un prix hors bornes est ignoré (gazole, SP95, SP98 et E10 de 1 à 5 €, E85 et GPLc de 0,40 à 3 € le litre). Une variation de plus de 30 % n'est appliquée qu'après 10 minutes dans le flux : une faute de frappe corrigée entre-temps n'arrive jamais.
Anti-clignotement
Un retour suivi d'une nouvelle rupture en moins de 20 minutes est fusionné : pas d'alerte.
Une alerte à la fois
Au plus une alerte par station, carburant et alerte toutes les 2 heures.
Revérification
Le statut est relu juste avant chaque envoi : une alerte dont l'événement n'est plus vrai est annulée.
Surveillance
Sans relevé réussi depuis 30 minutes, ou avec des données officielles de plus de 3 heures, l'exploitant est alerté. L'état du flux est public sur la page Statut.

Prévision de retour

Pour chaque carburant en rupture depuis moins de 30 jours, nous regardons ce qu'il est advenu des ruptures comparables de l'historique officiel des 90 derniers jours : même durée écoulée, même moment de la semaine au début de la rupture, station au profil proche. La part de celles qui se sont terminées dans les 24 heures donne un niveau, jamais un pourcentage ni une heure.

Retour probable sous 24 h
Au moins 60 % des ruptures comparables sont revenues dans les 24 heures.
Retour possible sous 24 h
De 35 à 60 %.
Retour peu probable sous 24 h
Moins de 35 %.
Retour peu probable avant lundi
Du vendredi 14 h au dimanche, quand moins de 35 % des ruptures comparables sont revenues avant le lundi. Le week-end, les retours sont rarement déclarés avant le lundi : les ruptures comparables ont le plus souvent duré jusqu'à lundi.

Moment du début de la rupture

  • Du lundi au jeudi de 6 h à 18 h, ou le vendredi de 6 h à 14 h
  • Du lundi au jeudi après 18 h
  • Du lundi au vendredi avant 6 h
  • Le vendredi après 14 h ou le samedi matin
  • Le samedi après-midi ou le dimanche

Profil de la station, 90 jours avant

  • Ruptures habituellement closes en moins de 12 h
  • Ruptures habituellement closes en 12 à 24 h
  • Ruptures habituellement closes en 24 à 48 h
  • Ruptures habituellement closes en plus de 48 h
  • Moins de 3 ruptures closes ces 90 derniers jours

Une classe de moins de 30 observations se replie sur une classe plus large. La table est recalculée tous les 7 jours.

Est-ce que ça tombe juste ?

Dernier recalcul le 19 septembre 2026 à 9 h 40, sur 138 625 épisodes de rupture et 986 057 observations. Vérification hors échantillon sur la semaine du 10 septembre au 17 septembre 2026, avec une table construite sans cette semaine :

Calibration de la prévision de retour : part annoncée et part observée par niveau.
NiveauCasAnnoncéObservé
Retour probable sous 24 h33 80668,5 %68,4 %
Retour possible sous 24 h61 32647,9 %48,7 %
Retour peu probable sous 24 h32 33023,0 %29,0 %
Retour peu probable avant lundi33 8377,3 %9,9 %

« Annoncé » : probabilité moyenne donnée par la table ; « observé » : part des ruptures réellement revenues dans le délai. Le plus grand écart concerne « Retour peu probable sous 24 h » : 23,0 % annoncés, 29,0 % observés. Score de Brier : 0,226, contre 0,251 pour un taux unique pour toutes les ruptures (plus bas, c'est mieux).

Heure habituelle de retour : seulement pour une station qui a au moins 4 retours sur 90 jours, dont 60 % dans une même fenêtre de 3 heures. L'heure est celle où la station déclare le retour, pas celle du camion.

Économie, alternatives, horaires

Économie sur un plein
50 litres multipliés par l'écart de prix, moins l'aller-retour (7 l aux 100 km, payés au prix d'ici), meilleur choix à moins de 15 km. Les deux prix doivent avoir moins de 72 heures.
Alternative
La station approvisionnée la plus proche du même carburant, à moins de 20 km, vue dans le dernier fichier.
TotalEnergies la plus proche
La station TotalEnergies ou Total Access approvisionnée du même carburant la plus proche, à moins de 20 km.
Distances
À vol d'oiseau, sur les coordonnées officielles des stations : l'ordre de grandeur est sûr, pas le mètre.
Ouvert maintenant
Automate 24/24 ou horaires officiels du jour, jours fériés compris. Le tag « 24/7 » d'OpenStreetMap n'est jamais utilisé : il contredit les horaires officiels dans la grande majorité des cas vérifiables. Sans horaires publiés : « horaires non publiés ».

Fréquence de mise à jour

Carte et fiches
Au relevé suivant du flux officiel, lu toutes les 5 minutes.
Pages pénurie
Recalculées au plus toutes les 10 minutes, avec l'heure du relevé affichée.
Alertes gratuites
Envoyées 30 minutes après la détection ; avec le pass, dès la détection.
Historique et prévision
Chaque matin pour l'historique, tous les 7 jours pour la table de prévision.
Enseignes et communes
Tous les 7 jours.

Limites

  • Le flux dit ce que les stations déclarent. Une station peut être vide sans l'avoir déclaré, ou déclarer son retour avec retard.
  • Les coordonnées officielles de certaines stations sont approximatives : les distances donnent un ordre de grandeur.
  • Les enseignes dépendent d'OpenStreetMap : quelques stations restent sans enseigne plutôt qu'avec une enseigne devinée.
  • Une partie des stations ne publie pas d'horaires exploitables : « ouvert maintenant » n'est pas toujours connu.
  • La prévision est une tendance statistique. Les jours fériés y sont traités comme des jours ordinaires.
  • Ce que nous ne faisons pas : aucun chiffre inventé, aucune enseigne devinée, aucun lien avec l'État. Une source en panne donne un statut inconnu, jamais une rupture fabriquée.

Voir aussi la pénurie du jour et la carte.